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 Treacherous ✩ pv Dylan & Louis

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Whitewolfs
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MessageSujet: Treacherous ✩ pv Dylan & Louis   Dim 31 Aoû - 8:41

Louis Meslyns a écrit:

★ ★ ★
I hear the sound of my own voice asking you to stay.
And all we are is skin and bone trained to get along,
forever going with the flow but you're friction.
@www.ladybellisario.tumblr.com


« Laisse-moi y aller bon sang ! » « Louis, c’est trop tard, on n’a plus le temps. La lave est partout, aller dans la jungle maintenant serait du suicide. »
On le retient, on le pousse de force vers les flots, loin de la jungle et de son cratère enflammé. C’est arrivé si vite qu’il n’a pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. « Tu ne comprends pas ! » s’écrie-t-il en repoussant violemment son ami. Il pointe un doigt en direction de la jungle d’où s’élève déjà une épaisse colonne de fumée. « Je ne l’ai trouvée nulle part sur le campement, elle doit être dans la jungle... » « Dylan ? La Stranger ? »  Il n’aime pas cette façon de la désigner, comme si elle était une Stranger avant d’être un personne. A cet instant, et malgré la haine que Louis porte aux Strangers, il ne désire qu’une seule chose : être auprès d’elle. La serrer contre lui, s’assurer qu’elle va bien et lui promettre, même si c’est un mensonge, que tout se passera bien. « Louis... » Son ami baisse les yeux et s’arrête de l’entraîner vers le rivage. Il semble sincèrement désolé, ce qui effraie Louis, bien plus que la soudaine menace du volcan. « Quoi ? Tu l’as vue ? Elle va bien ? » « Je sais que tu le connaissais bien... Quand j’étais dans la jungle tout à l’heure, j’ai croisé des gens qui avaient été piégés par la lave et... je suis sûr de l’avoir reconnue. Je suis vraiment désolé... »


(...)

Dylan est morte. Plus d’une fois, Louis veut se jeter dans la mer et oublier le visage qui le hante chaque jour. Pourtant, il tient bon. Il s’accroche aux rochers et au peu d’espoir qui lui reste.
Mourir maintenant, alors que le volcan vient d’ôter la vie à la femme qu’il aime, ne serait pas juste pour toutes ces victimes qui auraient voulu vivre.
Alors il ravale ses larmes et sourit. C’est bien la dernière chose qu’il lui reste, désormais.


(...)

Elle est la première personne qu’il voit lorsqu’il revient sur le campement. Affaibli et déshydraté par son séjour en mer, il titube sur la plage en compagnie des autres survivants, découvrant avec effroi leur campement ravagé.
Dylan lui tourne le dos, ses cheveux emportés par la brise qui rafraîchit enfin l’air brûlant. Il n’a pas besoin de voir son visage pour savoir que c’est bien elle et soudain, il voudrait se précipiter vers elle et la serrer dans ses bras, comme pour être certain qu’il ne s’agit pas d’un fantôme mais bien de Dylan, sa Dylan.
Pourtant, il ne bouge pas : il se contente de l’observer, le cœur battant, savourant pour la première fois depuis longtemps ces quelques minutes de bonheur.


(...)

Deux semaines s’étaient écoulées depuis l’éruption mais le temps n’avait pas encore effacé l’horreur dans l’esprit des survivants. Chaque nuit, Louis rêvait du corps brûlé de Dylan, détruit par la lave. Il croyait entendre Leah hurler et se réveillait alors en sursaut, guettant le moindre bruit aux alentours.
Cette nuit-là, il ne parvenait pas encore à dormir. Au lieu de rester dans son abri à broyer du noir, il se décida finalement à sortir et arpenta silencieusement la plage, sans savoir ce qu’il cherchait.

La journée, il parvenait à donner le change. Il souriait et plaisantait comme avant, aidait à la reconstruction du campement sans compter les heures. A le voir s’activer, on aurait pu croire que rien, absolument rien, n’avait changé en lui. Et pourtant, lorsque le soir tombait, les commissures de ses lèvres s’abaissaient et son sourire se transformait en une profonde expression d’inquiétude. S’efforcer de rester positif en toute circonstance n’était pas sans conséquence et il lui semblait qu’il ne pourrait plus faire semblant bien longtemps. L’angoisse le rongeait sans qu’il ne puisse en parle à personne. Une seule personne aurait compris, mais hélas... Il s’agissait également de la personne qu’il avait violemment repoussée lors de leur dernière entrevue et Louis savait qu’elle ne lui avait pas pardonné.
« Ne pense plus à Dylan. » se répétait-il sans cesse. « Tu n’es pas fait pour elle. Elle mérite un type bien, capable de l’aimer comme il se doit. » Et pourtant, à chaque fois qu’il posait les yeux sur elle et qu’elle la voyait en compagnie d’un autre homme, il sentait la jalousie lui dévorer l’estomac. Qui cherchait-il tromper ? Il était fou amoureux d’elle. Il l’aimait tellement que le simple fait de la regarder lui faisait mal.

Lors de sa marche, il s’arrêta plusieurs fois pour vérifier le contenu de son sac à dos. Les lettres. Son crayon. Son vieux briquet usé qui ne marchait presque plus mais dont il ne se serait séparé pour rien au monde. Vérifier lui faisait du bien, même s’il savait que c’était devenu une véritable obsession. Il avait constamment besoin de s’assurer que toutes les choses étaient bien à leur place. Cela le rendait absolument malade : plusieurs fois par nuit, il lui arrivait de se lever pour voir si sa lance était toujours à la réserve d’armes. Il passait alors sa main sur le manche en bois et ne quittait pas son arme des yeux pendant de nombreuses minutes. « T’es complètement fou. » Il se promettait d’arrêter, d’essayer de se détendre enfin. Mais le lendemain, le même scénario recommençait encore et encore.

Ses pas le portèrent jusqu’à la clairière, seul endroit de l’île qui avait épargné par la lave. Il croisa quelques survivants qui montaient la garde à l’entrée du campement et leur adressa un signe de tête sans s’arrêter. Il s’apprêtait à rebrousser chemin et regagner la plage lorsqu’une silhouette au bout du chemin attira son attention. A travers la lune et les lumières du campement, il reconnut, non sans stupeur, le visage de Dylan : durant une fraction de secondes, ils se regardèrent l’un et l’autre sans parler, puis, pétrifié par la peur et la honte, Louis recula de quelques pas, prêt à fuir. Il n’était pas encore prêt à affronter Dylan, pas après ce qu’il lui avait dit.
La seule chose qui lui permettait encore de tenir sur cette île était de savoir que Dylan était en vie. Il ne voulait pas gâcher cette joie par une énième dispute, où ils en ressortiraient tous les deux blessés.

Il allait partir lorsqu’il aperçut soudain au pied de la jeune femme la forme menaçante d’un serpent. Ce dernier se dirigeait vers Dylan, comme s’il souhaitait s’enrouler autour de sa cheville. A cette distance, impossible de savoir si l’animal était venimeux ou non mais il était hors de question de prendre un tel risque.
« Ne bouge pas. » lui ordonna-t-il d’une voix forte alors qu’il était au comble de la panique. Il n’avait pas la moindre idée de comment se débarrasser d’un serpent et craignait que Dylan, encore inconsciente du danger qu’elle courrait, ne lui désobéisse et cherche à s’enfuir.

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Dernière édition par Whitewolfs le Dim 31 Aoû - 8:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Treacherous ✩ pv Dylan & Louis   Dim 31 Aoû - 8:46


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Lorsque l’on ferme les yeux, on aime penser que l’on tombe directement dans un sommeil profond est sans embuche et la vérité c’est qu’on y a le droit. On aimerait pouvoir se rendre directement dans les bras reposants et calmes de Morphée, là où tout semble bien plus beau que la réalité et où les cauchemars ne sont que ce qu’ils doivent être : imaginaires. C’est avec certitude que je sais que ce n’est pas ce qui m’arrive, car je ne compte plus le nombre de fois où à bout de souffle, je me réveille en sursaut pour me rendre compte que je suis toujours là, allongé sur une paillasse faite à la main, loin du confort d’un lit douillet que j’ai pu un jour étrenner. Ce confort pourtant, me semble désormais fictif, comme si je ne l’avais jamais connu et que tous les souvenirs datant d’avant l’île ne sont que l’effet de mon imagination. Lorsque mes yeux s’ouvrent à la réalité, je sais qu’une nouvelle journée va se dérouler sans que je ne prenne la peine de m’y intéresser, je suis vidée de mon énergie et de toute envie de continuer. À quoi bon ? Nous sommes ici avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes dont l’envie est de tomber, enfin et nous tirer de cette horreur qui ne semble n’avoir de fin qu’à notre mort. Nombreuses, beaucoup trop sont les personnes ayant perdus la vie depuis que nous sommes ici, si nombreux que j’ai fini par arrêter de compter pourtant, cela ne m’avait jamais peinée outre mesure car soit je ne connaissais pas les personnes, soit trop rapidement pour que leur absence me soit insupportable. Il aura fallu que ce soit David qui me soit enlevé pour que ma perspective de pouvoir survivre indemne sur cette île me soit enlevée. Les coups durs nous étant arrivés par le passé m’ont semblé bien insignifiants par rapport à la perte de celui qui était mon binôme sur l’île. Mais l’éruption a eu pour effet de me faire perdre tous mes repères et faire éveiller cette nouvelle peur qui ne me quitte plus, est-ce que quelqu’un qui m’est cher à une nouvelle fois perdu la vie ? Je me suis recroquevillée dans un coin dans l’abri où nous nous trouvions et pourtant, impossible de ne pas entendre les cris des personnes coincées à l’extérieur et les pleurs des personnes à l’intérieur, craignant pour leur vie et pour celle des autres. Julian à mes côtés, je savais qu’il ne courait aucun danger mais qu’en était-il des autres, de Trystan qui était encore mal en point, qu’en était-il de Louis ? Aussi surprenant que cela puisse l’être, je me suis inquiété pour lui malgré notre dernière rencontre, et si quelque chose lui était arrivé à lui aussi, comment pourrais-je m’en remettre ? J’ai eu conscience d’être égoïste durant notre enfermement ne pensant qu’à mon chagrin et ignorant celui des autres et pourtant me concentrer sur ça, fût la seule chose que je put faire et que je sais faire depuis que la porte du bunker s’est rouverte, plusieurs jours après. Parfois je culpabilise d’être encore là et d’être si fatiguée de tout alors que d’autres qui auraient voulu vivre n’en ont pas eu la possibilité. J’aimerais pouvoir me dire de passer à autre chose que ce n’est qu’une étape de plus à franchir et qu’il faut oublier le passé pour avancer, mais j’en suis tout simplement incapable.

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