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 Like a sitting duck just waiting for the fall + jolene

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Whitewolfs
Your love lifts me out of time and you know my heart by heart
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Messages : 491
Date d'inscription : 24/05/2010
Age : 23

MessageSujet: Like a sitting duck just waiting for the fall + jolene   Dim 17 Aoû - 20:41


grief is a freight train, oh what’s a little pain, when you’ve got so much to love
grief is a freight train, oh what’s a little pain, when you’ve got so much to love
forever is a slow dream, oh what a vivid thing, when you’ve got so much to lose
hope is a fast car, only takes you so far, when you’ve got a lot to lose

@tumblr - sarah jackson-holeman ~ freight train

Cela fait plusieurs jours maintenant que l'éruption a eu lieu et la vie semble commencer à reprendre son cours sur le nouveau campement. Tout le monde s'active à refaire des abris, à soigner les malades, à rapporter des vivres pour qu'on ne manque de rien ... Si personne ne l'exprime forcément à voix haute, chacun a été touché par ce qu'il s'est passé, cela en a endurci certains, tandis que cela en a anéanti d'autres. Mais ce que la majorité a pu une nouvelle fois constater, c'est à quel point notre vie est insignifiante sur l'île. Nous ne sommes qu'un grain de poussière ridicule, qu'elle peut décider à tout moment de supprimer du paysage. Certains en avait déjà conscience dans le passé, mais aujourd'hui presque tous en ont la certitude, sauf les personnes qui croient que l'île ne peut pas nous atteindre ou encore que l'île a des projets pour chacun d'entre nous, ses survivants. Foutaise. Pour moi ces personnes ont tout simplement perdu la tête en buvant bien trop d'eau salée. Comment peut-on croire que l'île ait un quelconque destin pour nous, si ce n'est testé notre patience, qui semble pour la plupart des survivants avoir déjà été bien trop de fois éprouvée. Le seul but qu'elle pourrait avoir est de nous apprendre à nous relever, encore et encore, malgré les coups durs que nous subissons, malgré les difficultés. Alors oui, peut-être que je veux bien l'admettre que tel est le but de l'île et de toute cette mascarade que nous vivons : nous apprendre à ne jamais abandonner.
Quand je jette un regard à ce que le campement est devenu en deux semaines, je suis fière et impressionnée. Si en aidant je pouvais me rendre compte du dévouement de chacun, maintenant que je suis un peu en retrait, je peux réellement voir le résultat de toute cette sueur et le rendu est tout simplement impressionnant. Rapidement, une silhouette connue s'installe dans mon champ de vision, celle de Mason et l'envie d'aller lui parler me tiraille, pour savoir si tout va bien, pour parler de tout et de rien, comme autrefois. Mais ensuite, je me souviens que nos relations ne sont plus au beau fixe car il m'en veut de "défendre" Dorian avec tout ce qui s'est passé. Et honnêtement, je ne peux pas le blâmer puisque je ne compte plus le nombre de fois où je me suis demandé pourquoi ne pouvais-je pas faire comme tout le monde et le considérer comme un monstre, pour tous les actes horribles qu'il a pu commettre. Nombreuses sont les fois où je me suis dit : "stop, c'est terminé il n'est ni plus, ni moins que le même que ceux de son groupe, aussi fourbe, aussi manipulateur, aussi détestable". Mais je n'ai jamais réussi à me tenir à ses paroles, peut-être parce qu'avant tout ça, quand le troisième groupe nous était encore inconnu, j'ai côtoyé Dorian, je me suis confié à lui et est en quelque sorte appris à le connaître. Du moins, c'est ce que je veux croire puisqu'il y a certaines choses que l'on ne peut feindre. S'il n'était qu'un homme froid et sans coeur, pourquoi ne m'a-t-il pas tué quand il en a eu l'occasion, je n'aurais été qu'un nom de plus à écrire ou à rayer sur une quelconque liste, rien d'important. Mais il n'a rien fait, se contentant de m'avoir laissé là, vivante avec davantage de questions qui ne trouvent jamais de réponse. Un jour, j'espère, je suis presque certaine que j'aurais ces réponses que j'attends si patiemment. Car oui, malgré une légère inquiétude dissimulée au fin fond de mon estomac, je suis presque certaine qu'il n'a pas péri lors de l'éruption, que comme nous, il a réussi à s’abriter à temps, évitant de ce fait tout danger. Si je ne regrette pas réellement de ne pas condamner Dorian immédiatement comme l'ont fait bien des personnes, je ne peux que regretter d'avoir vu des gens s'éloigner de moi à cause de cela, d'entendre des murmures sur mes passages, de surprendre des regards accusateurs. D'avoir vu Mason s'éloigner car il ne comprend pas plus que moi, et les autres survivants, ce comportement alors que je devrais être l'une des premières à vouloir la tête de celui que tous appellent le traître. Bien sûr, je pourrais mentir à mon ami, lui dire que j'ai compris l'homme abject qu'est Dorian, qu'il a agi de manière monstrueuse et que pour ces actes, il n'a aucune circonstance atténuante, mais je ne peux pas. J'ai appris à le connaître et je me sens donc totalement incapable de lui mentir à propos d'une chose aussi importante.
Postée en arrière-plan, là où je peux parfaitement entendre les échanges entre les divers survivants, une discussion plus importante sort du lot, me faisant quitter mes pensées en un quart de seconde. On a besoin de volontaire pour aller chasser, car nous allons commencer à manquer de nourriture si nous restons camper sur nos positions à ne pas vouloir aller dans la jungle. Je vois Olivia, puis Johakym se porter volontaire, presque instantanément, ce que je trouve surprenant vu la peur irrationnelle que les survivants ont de la jungle. Comme si le danger se trouvant là, s'arrêtait à l'orée de la clairière qui berce la plage. J'irais également. Clair, net et précis. Le son de ma propre voix me surprend tandis que je regrette presque aussitôt de m'être porté volontaire. Non pas par manque d'envie d'aider mais parce que je ne possède pas la patience que requiert la chasse. Mais je me souviens de la promesse que je me suis faites à moi-même, lorsqu'enfin nous avons pu retrouver la liberté après avoir passé plusieurs jours enfermés. "En faire plus" et cela vaut pour les choses que je connais et maîtrise plus ou moins mais aussi pour les choses qui me sont inconnues dans lesquelles je n'ai pas forcément de talents particuliers. Je fais quelques pas, me rapprochant du petit groupe de personnes s'étant formé pour cette discussion. Beaucoup de Skywest, mais également quelques strangers se trouvent là, je me permettent alors de reprendre la parole. Il faudra une autre personne, une personne des Strangers devrait nous accompagner, ils ont l'avantage de connaître la jungle bien mieux que nous, cela peut nous faire gagner du temps. Si possible quelqu'un sachant manier une quelconque arme sinon ce serait inutile. Ma voix n'est pas chaleureuse et pourtant, elle n'est pas pour autant agressive et mes yeux croisent rapidement ceux d'une personne faisant partie de l'autre groupe, afin que le message passe. Ce n'était pas réellement une proposition mais plutôt une requête, si nous devons ramener de la nourriture, il faut que chacun participe. Quelques instants plus tard, c'est décidé, ce sera Julian, un des leader Stranger qui clôturera le petit groupe de chasseurs que nous semblons former pour ce jour. C'est en silence que nous quittons finalement la plage après que chacun est eut fini de rassembler ce que nous avions besoin et petit à petit, nous nous enfonçons profondément dans la jungle. À chaque pas que je fais, je peux sentir le couteau fabriqué quelques mois plus tôt, se balancer autour de ma taille, là où il sera plus facile de l'attraper. Je continue d'avancer, par automatisme, ne regardant nulle part précisément mais tendant l'oreille à la recherche d'un quelconque craquement qui pourrait signifier la présence d'un animal ... ou de n'importe qui d'autre. Mais pour le moment rien, il n'y a que nos pas qui raisonnent dans le grand silence que le volcan a laissé. Et si aucun des animaux n'avait réussi à survivre à la catastrophe qui nous a touché? Je m'étonne de ne pas avoir pensé à cela plus tôt et pourtant, il faudra peut-être commencer à considérer cela si nous ne trouvons rien. Je sens ma peau se hérisser le long de ma colonne vertébrale, je me sens épier, c'est un sentiment étrange car jusque-là je ne le vois pas, c'est comme un sixième sens, ce n'est que ressenti. Je relève un peu plus la tête, regardant de gauche à droite à travers ce qui reste de verdure de la jungle, mon regard finit par dévier sur Julian et durant quelques secondes, il croise le sien, pointer sur moi. Il finit par baisser la tête, me passant devant rapidement tandis que je fronce les sourcils d'incompréhension. Un bruit me tire de mes pensées, un craquement de branche qui me stop sans attendre tandis que mes yeux sont à la recherche de l'origine de ce bruit qui semble nous avoir tous interpellés. Lorsque mes yeux se posent sur la bête, il est déjà trop tard, il fonce droit sur nous et je n'ai pas le temps de bouger, que je sens un bras m'agripper violemment et me tirer en arrière. De justesse j'évite le sanglier apeuré, mais la violence du geste me fait heurter douloureusement un arbre, je grimace mais quand mes yeux se posent sur la silhouette d'Olivia, j'oublie immédiatement toute douleur. Elle n'a pas eu la chance d'avoir été projeté en arrière et l'animal l'a chargé elle et ne l'a pas épargné. Johakym à ses côtés, c'est la voix de la jeune femme qui me rappelle que l'animal est toujours là. Il revient! Comme ceux des personnes présentes, mon regard se repose sur l'animal qui n'est pas très loin de nous et qui ne semble pas prêt de s'enfuir. Hum, quelqu'un est...armé? Il faudrait être un crétin fini pour venir dans cette putain de jungle sans une arme ! La réponse de Julian ne se fait pas attendre, alors qu'à la question de Johakym, ma main vient à la rencontre du manche de mon couteau qui semble bien insignifiant face à la masse de la bête. Lorsqu'il charge, j'imite Johakym et me jette hors de sa portée, l'évitant une nouvelle fois de justesse, mais cette fois, c'est Julian qui se fait percuter. D'un geste, je sors mon couteau qui se retrouve dans mes mains, prêt à être utilisé, il faut réfléchir et vite, pourtant il faut se rendre à l'évidence, qu'avec deux blessés et si peu d'arme, on a très peu de chance face à la rage qui semble avoir pris possession de l'animal. Olivia est toujours à terre, comme Julian et les deux ne semblent plus être au top de leur forme, un geste rapide vient balayer mon visage d'une mèche gênante tandis que mon regard passe de l'animal qui semble vouloir repasser à l'attaque, aux personnes à mes côtés aussi paniqués que ce dernier. Johakym, essaie de relever Olivia, on doit se préparer à éviter une nouvelle confrontation avec l'animal. L'homme étant plus près de la jolie blonde, c'est avec logique que je lui demande de relever la jeune femme, alors que je tends une main à Julian pour l'aider à se relever. Quelques secondes, c'est ce qu'il lui faut avant de la prendre et de se relever, non sans grimacer. Une fois tout le monde debout, mon regard se reporte sur le sanglier qui n'a pas encore bougé, nous jaugeant, l'oeil mauvais. Malgré sa blessure infligée par Julian, il semble ne pas vouloir abandonner, comme nous ce qui ne risque pas d'arranger la situation. Mes doigts tapotent le manche de mon couteau, alors que mon cerveau réfléchit rapidement. Nous pourrions revenir sur nos pas, fuir l'animal qui bien que blessé semble toujours aussi dangereux et rentrer au campement pour soigner les blessés mais nous reviendrions les mains vides et amocher ou non, les autres risquent de ne pas apprécier. Ou alors on peut rester et essayer, réellement de se confronter à l'animal. Est-ce que ça va aller ? Ma question vise bien plus les blessés que Johakym puisque comme moi, il a eu la chance de ne pas être malmené par l'animal. Alors que j'attends les réponses, mon regard quitte la masse noire en face de moi et se reporte sur mon arme quelques secondes, avant de faire machine arrière. Est-ce que vous êtes bon viseur? Mon couteau n'est pas forcément très imposant, mais suffisamment pour blesser une nouvelle fois le sanglier. L'un de vous pourrait viser l'animal, je pourrais le faire, mais je ne suis pas sûre d'avoir la force suffisante. Et c'est pour le moment la seule idée que j'ai... Je tente de ne pas paniquer car cela ne résoudrait en rien nos problèmes au contraire, pourtant, une partie de moi est absolument terrorisée face à ce qui se passe et a peur d'être la prochaine heurter par la violence de la bête qui ne semble pas prête de se calmer. Si on tente de l'approcher directement nous risquons d'être de nouveau chargé malgré sa blessure. Cette phrase est bien plus une constatation envers moi-même qu'une réelle phrase ayant un sens pour quelqu'un. Car oui, même si l'animal a été atteint par le coup du Stranger, cela semble lui avoir donné envie de se battre, deux fois plus. Et un animal énervé et apeuré, peu faire bien des dégâts malgré une quelconque blessure.

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