AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Partagez | 
 

 REMEMBER ME (sujet commun) ◉ DYLAN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Whitewolfs
Your love lifts me out of time and you know my heart by heart
avatar

Messages : 491
Date d'inscription : 24/05/2010
Age : 24

MessageSujet: REMEMBER ME (sujet commun) ◉ DYLAN    Mer 13 Aoû - 9:48


grief is a freight train, oh what’s a little pain, when you’ve got so much to love
grief is a freight train, oh what’s a little pain, when you’ve got so much to love
forever is a slow dream, oh what a vivid thing, when you’ve got so much to lose
hope is a fast car, only takes you so far, when you’ve got a lot to lose

@tumblr - sarah jackson-holeman ~ freight train

Une nouvelle fois, je me retrouve assise sur la plage face à la mer, à ne rien faire si ce n’est regarder droit devant. Je sens les gens s’activer derrière moi, à aider les blesser, à reconstruire des abris, je pourrais faire comme eux, mais à quoi bon? La durée de vie des campements que nous nous acharnons tant à fabriquer finisse inlassablement par être détruit, ne laissant qu’un goût amer dans notre bouche de s’être autant acharné à construire quelque chose qui est destiné à n’avoir qu’une courte durée de vie, comme chaque habitant de cette satanée île à vrai dire. Je sens la fatigue derrière mes yeux, ceux-ci me piquent, sont douloureux, ils aimeraient se fermer durant quelques heures encore pour se reposer, pourtant c’est impossible. Dès qu’ils se ferment, d’horribles images se dessinent à l’intérieur de mon esprit, le perturbant un peu plus. Les nuits sont désormais bien courtes alors qu’a contrario, il me semble que les journées durent longtemps, trop longtemps. Lorsque pour rester éveillée je me passe une main sur le visage, espérant naïvement que cela chasse la fatigue qui ne cesse de revenir, je peux sentir les poches sous mes yeux se dessiner, si par le passé avoir mauvaise mine aurait pu m’inquiéter, aujourd’hui, cela semble me passer au-dessus de la tête, comme tout ce qui se passe autour de moi. Je pousse un profond soupir, je me sens tellement lasse de cette vie, de tout ce qui se passe ici. Parfois dans mes heures les plus sombres, j’en viens à me demander s’il n’aurait pas mieux valu que je reste à l’extérieur de ce bunker, cédant ma place à une personne qui aurait pu vivre parmi les siens, encore un peu plus. J’ai presque honte de penser cela et pourtant, je ne peux m’en empêcher, c’est plus fort que moi tant les temps sont difficiles depuis quelques semaines. Pourquoi avons-nous réussi à survivre à un crash d’avion où nous avions si peu de chances de survie si c’est pour souffrir autant maintenant, cela n’a aucun sens. Je laisse échapper un soupir face à cette pensée, un soupir empli de fatigue, de chagrin et de colère, un mélange de sentiments que l’œil ne peut voir, mais qu’un corps peut ressentir. L’eau vient caresser mes pieds sans que cela ne m’interpelle, je ne bouge toujours pas, me contentant de regarder droit devant, comme si une réponse à toutes ses questions que je me pose allait jaillir d’un coup. Mais les secondes s’écoulent, lentement, et rien, il n’y a que le vide, le bruit de l’eau qui s’agitent et celui des survivants derrière moi qui continuent de vivre leur vie malgré tout. Je les envie tous, de réussir si bien cette nouvelle transition alors que je me sens incapable d’avancer de nouveau, bien trop axé sur le passé, sur ce que j’ai perdu et ce qui a disparu à jamais à cause de l’éruption : des souvenirs chéris tendrement. Au fond de moi, je me dis que je ne devrais plus agir comme ça, que je devrais passer au-dessus de tout et avancer, que certains comme Julian ou encore Trystan qui ont vécu bien pire, se relève, toujours. En soupirant, plus silencieusement cette fois, je ferme les yeux et comme à chaque fois, des souvenirs me reviennent en mémoire, des joyeux où tous étaient encore présents et où on semblait tous persuadés qu’on allait s’en sortir, des plus tristes, la découverte du corps sans vie de David et des plus tumultueux, ma récente rencontre avec Louis qui m’a une nouvelle fois prouvé que l’île aime nous faire souffrir. Les visages se dessinent dans mon esprit et défilent les uns après les autres, des lieux s’esquissent avant que je me souvienne de ce qu’ils sont maintenant : des ruines. Je rouvre les yeux subitement, ne voulant pas me laisser submerger une nouvelle fois par tout ceci et à contre-cœur, je me lève pour me diriger vers ce qui est désormais un cimetière, là où tellement de survivants sont enterrés. Mon pas est lourd et plus j’avance, plus il se fait hésitant, comme ma décision de me rendre dans cet endroit que je n’ai que trop souvent visité. En arrivant, je m’aperçois qu’un petit groupe est déjà formé alors que certains sont encore en train de creuser. Je décide de rester en retrait, silencieuse me contentant de regarder le sol pendant que certains disent un dernier au revoir au proche qu’ils ont vu périr. Un regard de côté, me rappelle que David repose ici également, qu’il a été une énième victime de l’île et des secrets qu’elle regorge. Une perle salée décide de s’évader de mes yeux et vient rouler le long de ma joue, je décide de relever le regard, le posant sur les personnes présentes. Beaucoup d’inconnus, mais également des visages familiers, dont Julian qui semble si sérieux, hanté par la culpabilité d’avoir choisi de fermer cette porte condamnant ainsi certaines personnes. Je le vois alors creuser, encore et encore, le regard perdu dans le vague comme s’il était possédé par ses propres souvenirs douloureux. Je baisse alors la tête, ne voulant pas croiser son regard, non pas que je lui tienne rigueur de quoi que ce soit, au contraire, je sais qu’il a fait le bon choix, s’il n’avait pas choisi fermer cette porte, ce serait bien plus de tombes qu’il faudrait creuser. Non, si je baisse les yeux c’est par honte de ne pas avoir été là pour lui lors de cette décision importante et lourde de conséquences. Lorsque du coin de l’œil je le vois faire demi-tour, fuir cet endroit, j’ai envie d’aller le voir, de lui dire qu’il n’a pas à s’en vouloir de quoi que ce soit mais je ne bouge pas d’un centimètre, me contentant de rester dans mon silence et de regarder Alec le rattraper et échanger quelques mots avec lui. Je quitte les deux hommes des yeux pour me reconcentrer sur les trous se trouvant face à moi et je sens l’émotion me gagner alors qu’aucune mort proche de moi n’est à déplorer. Pourtant, à la sortie du bunker je me suis sentie vidée et endeuillée d’avoir perdu tous les repères qu’au fil des mois j’avais réussi à me faire sur l’île. Désormais il ne reste rien, les endroits dans lesquels nous avons pu passer de bons moments ont tout bonnement été effacé, l’énième campement que nous avions eu tant de mal à construire a été une nouvelle fois réduit en cendres. Il semble ne plus rien rester et c’est sûrement cette réalité, que je veux pleurer.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://n-say-never.forumactif.ws
 
REMEMBER ME (sujet commun) ◉ DYLAN
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [FLASHBACK] sujet commun : l'évasion
» SUJET COMMUN ♦ Enterrement de Scott Matthews.
» ▬ Sujet commun
» Intrigue n°1 - Sujet commun ▸ La course à l'héritage
» [Sujet commun] Listes Undead 2000 points

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BOM CHIKA BOW BOW :: SUJETS ARCHIVÉS-
Sauter vers: